Des véhicules de police sont pris pour cible depuis un toit. Des pompiers venus éteindre des incendies sont attaqués. Un commerçant confronté à des pillards est frappé par derrière. La violence de cette compilation touche ceux qui tentent de la contenir autant que les biens qu’elle détruit.

Les images suivent des scènes d’émeutes en France et en Italie, entre affrontements avec la police, pillages de magasins et attaques devant des propriétés privées. Le fil qui relie ces scènes est la pression sur l’ordre public : protéger les personnes et les biens alors que les secours et les habitants qui interviennent peuvent devenir des cibles.

Regardez la compilation de scènes d’émeutes en France et en Italie. Ouvrir la vidéo complète.

Ceux qui interviennent sont aussi attaqués

À Paris, une personne sur un toit lance des pierres vers des véhicules de police et des passants. Le danger vient du dessus de la rue et dépasse le groupe qui fait directement face aux agents.

Une autre séquence concerne un homme présenté dans le récit accompagnant les images comme un policier en civil. Il est roué de coups après la découverte de son identité.

Les pompiers ont une autre mission, mais une exposition similaire. Les attaques contre les équipes qui tentent d’éteindre les incendies menacent les personnes envoyées pour limiter les dégâts ainsi que les bâtiments alentour qu’elles cherchent à protéger.

La police affronte aussi des personnes à l’entrée d’un magasin saccagé. Les scènes passent des attaques contre les intervenants aux efforts pour arrêter des destructions déjà en cours. À chaque étape, le problème immédiat change : un véhicule attaqué, un incendie à maîtriser ou un magasin que l’on vide.

Le même danger atteint des personnes sans uniforme lorsqu’elles tentent d’intervenir.

L’entrée d’un commerce devient un lieu d’affrontement

À Nice, le propriétaire d’un magasin de jeux vidéo et de dessins animés fait face aux conséquences d’un pillage. Il est attaqué par derrière et reçoit des projectiles pendant que de jeunes émeutiers rient.

Ailleurs, une femme tient un grand bâton devant son commerce, postée à l’entrée pour empêcher les pillards de pénétrer. Un passant arrête d’une gifle une personne qui endommage un abribus. Ce sont des confrontations directes autour de biens, dans lesquelles la personne qui intervient s’expose à celle qui cause les dégâts.

À Douai, la menace atteint une propriété louée pour une fête d’anniversaire. Le récit accompagnant les images décrit des assaillants qui tentent de forcer l’entrée, endommagent des voitures et agressent des personnes avec des marteaux. Les occupants tentent de se défendre et de protéger les lieux.

Les scènes de magasins montrent l’ampleur des pillages : une boutique de baskets Snipes à Saint Denis, un magasin d’électroménager Darty à Belleville, à Paris, et un vélo emporté d’un magasin DealBike au milieu des cris de « Wallah ». Sur les vitrines d’un magasin Zara saccagé figure l’inscription « Free Palestine ».

Les marchandises changent. L’affrontement revient sans cesse au seuil entre la foule et les personnes dont le commerce ou la propriété est envahi.

Les foules laissent des traces matérielles

Certains participants filment leurs propres actes. Près des Champs Élysées, un groupe pose après des pillages en faisant des gestes insultants. Une autre scène montre une personne qui se filme à bord d’un petit train touristique décrit comme détourné.

Les images montrent aussi le pantalon d’une personne prendre feu et une autre personne tomber pendant un pillage. Elles ne permettent pas d’établir la gravité de leurs blessures.

À Lyon, des briques de chantier sont empilées en un mur devant l’entrée de l’hôtel de ville. À Paris, les devantures endommagées et les débris restent après le départ des foules. Les perturbations survivent au moment qui les a produites.

La compilation s’étend ensuite à l’Italie. Les scènes de Milan concernent un rassemblement organisé sur les réseaux sociaux, suivi de vitrines brisées et de pillages dans des magasins et des supermarchés. Les éléments accompagnant les images décrivent aussi des troubles à Turin et à Bologne.

Les images italiennes ont leur propre contexte local, mais les lieux d’affrontement sont familiers : rues commerçantes, entrées de magasins et espaces publics.

Les conséquences restent après la dispersion de la foule. Un magasin doit remplacer son stock et ses vitrines. Un habitant doit faire réparer son véhicule endommagé. Les secours ont besoin d’un accès sûr au prochain incendie. La caméra peut passer à autre chose avant qu’un seul de ces problèmes soit résolu.